Carnet

Bolivie

Carnet de voyage en Bolivie, Equateur et Pérou
08/1998 par Julien
Samedi 18 juillet 1998
Enfin le jour tant attendu. Je viens d’avoir mon bac, de quitter définitivement ma pension, il est temps de décompresser…
Là je suis dans l’avion, je viens de voir deux pauvres films «La femme du cosmonaute » (vive le cinéma français) et « L’homme au masque de fer » avec Léonardo Di Carpaccio.
Ca y est, je suis à l’escale : Bogota, le temps est couvert, il pleut par intermittence, la température est douce. Mes premières visions de l’Amérique du sud se résument pour l’instant à l’aéroport qui ne fait pas trop tiers monde, pourtant au loin j’aperçois un immense bidon ville qui n’a rien à envier à Soweto.
A l’aéroport de Quito, Steven, Mick et deux potes à eux m’ont accueilli. Mick a réussi à se péter le pied il y a une semaine en faisant du vélo, il est tombé dans un ravin …
Je m’attendais à arriver dans le tiers monde total et en fait j’ai plutôt l’impression d’être dans une ville moyenne des Etats-Unis en plus sale. Ici il y a des centres commerciaux, des Burgers King et des Pizza Hut. L’Amérique du Sud, colonie des Etats Unis ?. Bref, c’est civilisé bien que le PNB soit environ égale à la moitié des bénéfices de Coca Cola en un an.

Dimanche 19 juillet
Premier réveil en Amérique du sud au son de la cloche de la très belle église de Guapoulo. Vers 11 h, on a pris la Jeep pour se balader dans les environs de la ville qui est situé à 3 000 m d’altitude. On est allé sur la ligne de l’équateur, j’ai été pour la première fois de ma vie sur deux hémisphères en même temps (un grand moment).

Lundi 20 juillet
On a passé la journée à s'occuper de l'organisation de notre voyage au Pérou et en Bolivie.

Mardi 21 juillet
Dans l’après-midi, on a flâné dans le centre de Quito, visite de l’église de San Francisco puis balade dans les rues agitées et colorées du centre ville. On s’est posé à un bar afin de déguster un jus de fruit local succulent.

Mercredi 22 juillet
Glande et ballade dans un parc d’eucalyptus. Avant de préparer nos affaires pour notre grand départ de demain on a regardé notre dernier « Alerte à Malibu » ; aujourd’hui c’était plus passionnant que d’habitude : Mitch a acheté un pull rouge. Ensuite il a sauvé Pamela qui était sur le point de se faire dévorer par un requin très méchant.

Jeudi 23 juillet
L’avion pour La Paz avait deux heures de retard, ça n’a semblé inquiéter personne, il faut croire que c’est toujours comme ça. A l’aéroport on a retrouvé une amie de Mick et Steven : Caroline. Dans l’avion Mick a failli foutre un coup de boule à un mec qui avait squatté nos places, ça a donné quelque chose comme ça : « don’t fuck with me man, I’m criple and I’m gonna kick your ass ». Finalement ça c’est bien terminé puisque l’hôtesse a mis Mick en première classe et c’était plutôt marrant.
Première escale : Guayaquil, on est resté dans l’avion puis 15 minutes équatoriennes plus tard (une heure) on a redécollé direction Lima, la capitale du Pérou. On a glandé deux bonnes heures dans l’aéroport. Au rayon vodka du dutee free, on a croisé des pilotes de la compagnie russe Aéroflot, célèbre pour son nombre record d’écrasement. Ils faisaient leurs emplettes de vodka histoire de garder le record. Notre avion pour La Paz a fini par décoller.
La Paz : capitale administrative de la Bolivie, altitude 3 500 mètres, un million d’habitants, PNB par habitant 900 $ par an. Les lumières de la ville étincelaient comme un ciel étoilé lorsque nous sommes arrivés. Une fois dans le centre ville, on a été étonné par le bordel dans les rues, presque égale à Bombay, enfin un vrai tiers monde ?.

Vendredi 24 juillet
Joyeuse anniversaire moi. Après avoir déambulé dans la ville on s’est rendu à la vallée de la lune. Le paysage ressemblait énormément à celui de Brice Canyon aux Etats Unis, c’est à dire des roches rongées par l’érosion formant des sortes de stalagmites géants. On était surpris d’avoir aussi chaud en plein hiver à 4 000 mètres d’altitude. J’oubliais à 12 h on a déjeuné chez l’habitant dans un petit bled, de la bouffe très local, trop local d’ailleurs.
Après la balade de la « dent du diable » on a enchaîné sur une autre balade assez périlleuse. Il y avait des crevasses tout le long du chemin qu’on a franchie avec un certain héroïsme. Un gringo du coin nous a reconduit à La Paz. Avant de trouver un endroit pour dîner on a erré dans les rues et ruelles marchandes aux abords de l’hôtel. Après l’éprouvante épreuve culinaire de midi, nos estomacs réclamaient de la nourriture civilisée : Pizzas.
Apercevant un ciné en sortant de la pizzeria, on s’est dit : « pourquoi pas ? ». Pendant que Steven, Tusco et Caroline faisaient la queue pour Godzilla (je sais, c’est nul comme film), Mick et moi sommes allés à la recherche de trucs à grignoter quand un Bolivien est venu nous accoster l’air complètement désespéré. Il nous parlait dans un anglais extrêmement approximatif. En fait au bout de 20 minutes on a fini par comprendre qu’il recherchait de l’argent pour acheter du sang pour sa mère sur le point de mourir. On s’est dit avec Mick que c’était probablement une façon de nous escroquer des sous, mais il semblait tellement bouleversé qu’on a fini par l’aider. Il n’a pas semblé vraiment réconforté mais nous a quand même remercié vivement en pleurant. Ca m’a beaucoup marqué; je ne sais pas si ce type nous a joué la comédie, mais si c’est le cas, alors c’est le meilleur acteur du monde.

Samedi 25 juillet
On a pris un bus le matin pour Copacabana. Après avoir voyagé 3 h30 dans l‘altiplano Bolivien, on a fini par arriver au bord de ce lac dont on a tous rit en maternelle : le lac Titicaca. Le village avait un charme particulier et bien qu‘à 3 800 mètres d’altitude, on se croyait au bord de mer. On a fait une heure de kayak sur le gigantesque lac bleu foncé. Vers 17 h30 on a monté le Cerro Calvario, une petite colline surplombant la ville afin d‘assister au sublimisime coucher de soleil. En rentrant, on a mangé des truites délicieuses qui ont quand même réussi à rendre malade Tusco et Caroline.

Dimanche 26 juillet
Nous sommes allés prendre un bateau pour l’île du soleil. Sur place on a enfin vu des Lamas et le paysage valait largement la peine. Des montagnes enneigés se reflétaient dans les eaux bleu foncé du lac. Probablement le plus beau paysage que j‘ai vu de ma vie.
Dés notre accostage à Copacabana, on s‘est grouillé de trouver un bus pour Cusco. Au bout d‘une heure on a traversé la frontière pour arriver au Pérou. Puis, 4 h plus tard arrivé à Puno d‘où nous avons repris un bus dans lequel on a essayé de dormir malgré l‘odeur de fromages moisis. On nous a passé le dernier James Bond en version piraté, puis en m‘allongeant dans l‘allée centrale j‘ai vaguement réussi à dormir.

Lundi 27 juillet
On a fini par arriver à Cusco dans la nuit, dans un état de fraîcheur physique lamentable. A la gare on a trouvé une personne qui nous à proposé un hôtel pour la nuit. On s’y est rendu dans un taxi tellement pourri qu‘on a dû pousser. A l’hôtel la fille nous fait « au fait j’ai pas de chambre pour vous, mais vous pouvez dormir dans le hall… du café ? ». Trop crevé pour protester, on s’est vite endormi.
Le matin on a changé d’hôtel. Après plusieurs tentatives infructueuses, on en a trouvé un autre, tout près de la place centrale de Cusco pour un prix dérisoire. Enfin, après une rapide visite, on s’est dit que 10 balles la nuit c’est quand même chère pour ça. La cour intérieure a beaucoup de charme mais les chambres et surtout la salle de bain commune est dans un état d’insalubrité qui frôle l’indécence.
Une bonne partie de la journée a été passé à récupérer de notre éprouvant voyage d’hier. Après s’être restauré et douché, on a visité la ville qui est pleine de charme mais malheureusement bourré de type comme nous : des touristes.

Mardi 28 juillet
Le matin on pris un bus dans le cadre d’un tour organisé des ruines Inca de la région. On a visité plusieurs ruines impressionnantes. Le problème c’est que le guide avait plus tendance à vouloir nous faire visiter les marchés locaux que les ruines. On avait la gênante impression d’être des touristes de base.
Dans le bus on a dû surmonter l’insupportable épreuve qu’est la musique Péruvienne (dur, très dur, surtout pendant 5 heures). Durant la soirée, de retour à Cusco, on s’est baladé dans les rues animées de la ville. Après un bon repas, nous sommes retournés à notre super hôtel. Mick et moi avons fait un poker sur le palier qui donne sur la cour intérieur. Je dois avouer que les deux carré d’as que j’ai eu de suite n’étaient pas complètement le fait du hasard (désolé).

Mercredi 29 juillet
On s’est dit qu’il fallait visiter les ruines Inca des environs de la ville. Dans le taxi qui nous y emmenait, le chauffeur au bout de 2 minutes a fait un signe de croix, Mick a dit « c’est parce qu’on viens de passer à coté d’une église », j’ai répondu «j’ai peur que se soit plutôt parce qu’il n’a pas de permis de conduire », le chauffeur a compris ce que je venais de dire et à éclater de rire pendant 5 minutes, j’ai cru qu’on allait avoir un accident.
On s’est arrêté en haut de la montagne pour faire un peu de marche tout en visitant en route différentes ruines. Le paysage était superbe et le temps au rendez vous, ce ciel bleu qui m’a tant fait défaut pendant l’année était là, comme depuis le début du voyage.
En passant près d’une petite ferme isolée, des paysans ayant aperçu mon t-shirt France 98, ont dit en cœur « Francia Championes ». C’est dingue de penser à l’impact de cet événement dans le monde. Bref une heure plus tard, nous sommes arrivés en bas de la vallée près d’une ruine et après avoir scotché une heure sur l’herbe on est rentré à Cusco. On s’est couché de bonne heure car demain c’est le grand jour, on part à 6 h du mat pour le célébrisime Matchu Pitchu.

Jeudi 30 juillet
5 h30 : bip bip, bip bip … le réveil sonne dans la chambre de Steven et Tusco. Rien, pas la moindre réaction … 6 h25 : notre bus est théoriquement parti depuis 25 minutes quant Steven et Tusco débarquent enfin pour nous réveiller en sursaut : « grouillez-vous bandes de nouilles, on est super à la bourre » hurlent-ils en cœur. Deux minutes 45 secondes plus tard on est prêt et on fonce vers la plaza del armas où on retrouve notre guide : Oscar et 2 Suisses qui viennent avec nous. On se précipitent alors vers la gare où nous prenons le train de justesse.
Le soleil perce rapidement la couche des nuages matinaux, faisant place à un ciel radieux et à une température agréable. Dans le train c’est un bordel traditionnel aux pays du tiers monde, pas de chèvres mais des locaux avec leurs sacs de maïs et leur bouffe, à faire vomir un somalien au régime. Je continu de lire le Jour des Fourmis de Bernard Werber pour passer le temps (d’ailleurs c’est un chef d’œuvre ce bouquin).
Au bout de 4 h, on est descendu du train en pleine brousse avec Oscar et les deux Suisses et on a lentement entamé notre marche sur le flan de montagne tel Indiana Jones. Le paysages étaient impressionnant et la marche moins difficile que ce que l’on imaginait. Durant l’une des poses notre guide nous a dit avec un grand sourire « c’est vrai que vous les français vous êtes sales ? » (pourtant j’avais changé de t-shirt), un peu interloqué par cette « question cliché », on lui a répondu gentiment qu’au moins chez nous dans les hôtels il y a du savon et de l’eau chaude contrairement aux hôtels du Pérou. Que le gas qui vie dans le pays le plus crade du monde nous pose une question pareil, nous a semblé un peu paradoxale.
Après ce léger incident diplomatique, on a continué jusqu’à une cascade où on a pu se désaltérer. A quelques mètres de là on s’est arrêté à une superbe ruine inca sur un flan escarpé de montagne d’où le panorama était plus que magnifique; en bas, la jungle, en haut on apercevait des sommets couverts de neiges éternelles. On est resté un bon bout de temps là avant de bouger vers le campement où s’agglutinait de nombreux touristes en short.
Cette fourmilière touristique baignait dans une odeur pestilentielle de bouffe péruvienne avarié (pléonasme) et d’odeurs de gerbe (à moins que ce soit aussi la bouffe…). Après deux heures de glande à regarder le soleil se coucher des ruines d’à coté, on a essayé de dormir dans notre tante malgré l’odeur et le bruit.

Vendredi 31 juillet
On s‘est levé à 5 h du mat afin d‘arriver à La Porte du Soleil, premier endroit d’où l’on aperçoit le Matchu Pitchu au levé du soleil (logique). Après une bonne heure de marche on s’est posé à la fameuse porte en attendant que le brouillard se dissipe. Enfin, nous est apparu progressivement le graal de notre voyage dans toute sa splendeur.
On était avec un nombre assez impressionnant de Brésilien en maillot de foot et ils ne semblaient pas super apprécier mon T-shirt France 98. Une charmante brésilienne s’est approché de moi et m’a dit avec son plus beau sourire « I hate France ».
De la porte du soleil on a descendu tranquillement le chemin jusqu’au Matchu Pitchu. On s’est alors rendu compte que l’image de carte postale qu’on a tous en tête n’est pas tout à fait le reflet de la réalité. On s’attendait à ce que ce soit un lieu complètement sauvage et en fait il y a un hôtel très laid juste à coté qui défigure un peu le lieu.
Sur place on a rejoind un groupe et un guide afin de faire la visite des lieux. Le guide était terrible, il ne pouvait pas faire deux phrases sans répéter avec son accent péruvien « look at this wonderfull, amazing and incredible... stone ». Au bout d'une bonne heure de visite intéressante, on est descendu à pied au village le plus proche : Aguas Calientes. Cette ville est en réalité une grande gare où l'axe principale est la voie de chemin de fer.
On a beaucoup glandé en attendant le train. Quand il a fini par arriver, il était déjà plein et plus de 300 touristes se sont précipités dedans, nous compris. Même dans mes cauchemars les plus fou je n'aurais pu imaginer un train aussi blindé de monde. Il y avait environ 30 fois plus de personnes que de places assises et des gens sont allés squatter sur le toit. Moi je me suis posé sur une barre de séparation des sièges avec mes pieds qui dépassaient par la fenêtre. Bref tout le monde aura compris que plusieurs heures dans cette position C'EST CHIANT.
Heureusement, au bout de 4 h beaucoup de monde est descendu, ce qui a permis au 3 h suivante d'être un peu plus supportable bien que je sois tombé malade après avoir fait la connerie de base de manger un sandwich local. C'est dans une joie indescriptible que nous sommes arrivés vers 22 h à Cusco.

Samedi 1 août
On a dû se lever à 6 h45 pour reprendre un train (pitié pas encore !) pour Puno, mais heureusement cette fois-ci c'était le luxe total : on avait un siège pour s'asseoir. Seuls petits détails chiant, il a fallu 10 h pour parcourir une distance équivalente à Paris - Bruxelles (1 h2O en Thalys), niveau stabilité c'était pas trop ça non plus (impossible de lire) et PERSONNE NE VEUT FERMER, LA PUTAIN DE PORTE DU COULOIR en passant, et ca me stresse…
Sur le trajet le paysage était magnifique et le train allait tellement lentement qu'on pouvait sans problèmes s'asseoir sur les marches pieds pour admirer la vue. J'avais l'impression d'être Leonordo Di Carpaccio à l'avant du Titanic et j'avais envie d'hurler « I'am the king of the world » mais bon… je me suis retenu , histoire de ne pas avoir l‘air trop con. On a croisé une tonne de français dont des reporteurs de M6 qui tournaient un reportage intitulé « Des trains pas comme les autres » (on a pu le constater). Enfin on est arrivé à Puno pour la deuxième fois. On a trouvé un hôtel grand luxe (c'est à dire avec salle de bain et PQ).

Dimanche 2 août
On a quitté Puno très tôt pour La Paz. Vers midi retour à la frontière Pérou Bolivie et après les formalités qui ont durée 15 min équatorienne (une heure) on est retourné à Copocabana. Après une courte halte et un repas de truites délicieuses, on a continué pour La Paz.
Le soir on a dîné dans un fast food pour faire plaisir à Tusco qui est au bord de l'anorexie. Après ce repas d'américain moyen on est allé voir « Los Miserablos » (Les Misérables) au ciné, c'était plutôt cool mais assez éloigné du bouquin de Victor.

Lundi 3 août
C'est un très grand jour dans ma vie. Ce matin on a pris notre petit déjeuné dans le resto où Ché Guevara venait manger lorsqu'i1 étudiait à La Paz. Mais le plus fort, c'est que le serveur était son ancien voisin de pallié. Il s'appelle Max Villegas Sauvez et nous a signé des autographes.
Après cette rencontre qui a changé nos vies, on s'est dit qu'il fallait aller voir le temple du soleil de Tintin ; conclusion : on a sauté dans un minibus pour les ruines de Tiwanacu à 1 h3O de route de La Paz. Sur place on a été assez déçu, déjà parce que ça ne ressemblait pas du tout au temple de Tintin et surtout parce que ça ressemblait à trois cailloux au milieu d'un champs. En plus on a pas vu le fameux lama blanc qui crachait sur le capitaine Haddock et qui selon le guide du Routard traumatise toujours les touristes.
A 6 h on été déjà de retour à La Paz. Sinon j'ai fini de lire Le jour des fourmis (un des meilleurs bouquin que j'ai lu de ma vie). Le soir, on a eu le choix entre glande ou « Deep Impact » au ciné (je ne sais pas si on peut appeler ça un choix). J'ai clamé haut et fort que c'est le film le plus mauvais du monde, sans réel succès. Malgré, mes avertissements, ils ont cédé à la tentation et à mon grand désespoir je les ai suivi (j'ai honte, je dois être le seul gas sur terre à avoir vu ce film deux fois). Finalement j'ai pas franchement regretté car en prenant le film au second degré c'est complètement hilarant, tellement c'est bourré de clichés et de dialogues à 2 F et en plus ça m'a permis de lire le Time.

Mardi 4 août
Journée de glande. Nous sommes allés visiter le musée principal de La Paz, à mourir de rire tellement il n'y avait rien à voir (les 3/4 de leur patrimoine ne serait-il pas au Louvre ?). On a tout de même vu un squelette ressemblant au Rascar Capac dans Tintin.

Mercredi 5 août
Dernier jour en Bolivie. A 10 h on a quitté notre hôtel pour l'aéroport JFK. Pas de problèmes notables dans l'avion, Mick n'a foutu de coup de boule à personne. On est parti avec du retard évidemment, le temps s'est écoulé en lectures et jeux de cartes. A 6 h, de retour à Quito, on a dit au revoir à Caroline et on est rentré à la maison où nous attendait un bon repas; c’est quand même sympa la civilisation.

Jeudi 6 août
Le moment tant attendu par Tusco depuis dix jours est enfin arrivé : on a mangé au Burger King. Glandage intempestif toute la journée. Le soir on est sorti prendre un pot avec Astrid, une franco-suédoise qui se fait un peu chier à Quito. On est resté deux bonnes heures dans un resto puis on a bougé vers un bar sympa. Quand on est arrivé il était fermé mais en insistant un peu on a pu entrer, il y avait une super ambiance étant donné que tout le personnel faisait la fête à moitié bourré. On nous a offert une boisson local alcoolisé à vu de nez dans les 80 °.

Vendredi 7 août
En début d'après midi, on est parti avec Astrid à la plage. Sur les 6 h de trajet on a failli se manger une vache qui traînait au milieu de la route dans un virage, heureusement que Tusco a de bons réflexes.
Le soleil venait juste de se coucher lorsqu'on est arrivé à Samé. L'hôtel où on pensait dormir étant complet, on a décidé de squatter la plage. Heureusement nous avions prévu tout les accessoires du squattage de plage parfait, c'est à dire : couvertures, guitares, boissons, chaîne HI Fi et hamac.
Vers 9 h on a pris la Jeep pour trouver un resto pas trop loin. On a ultra bien mangé, les langoustines étaient excellentes et trop pas chère, en plus on avait ramené une bonne bouteille de Casillero del Diablo et on a tous fini dans une euphorie alcoolisée.
De retour sur la plage on a piqué une tête dans l'océan Pacifique, la plage était quasi déserte, l'eau bien chaude et le ciel parsemé d'étoiles, tout pour être heureux quoi !.
On a rencontré un américain de base (taille : 1 m³) Andy qui est venu squatter et semblait se faire un peu chier dans la vie. En plus d’Andy on a eu le droit à des jeunes équatoriens bourrés, fumeurs d'herbe qui insistaient pour qu'on essaye une boisson locale très crade. Tout le monde s'est replié vers 3 h du mat avec l'arrivé de la pluie, nous on est allé dormir sous une maison sur pilotis.

Samedi 8 août
Vers 10 h, le soleil et les bruits de l'hôtel d'à coté on fini par nous réveiller Le reste de la journée pourrait être qualifié de … glande absolu : lecture, musique, mer, bronzage, guitare, glande dans le hamac, jeux de cartes et squattage d'Andy.
Bref c'est ce qu'on peut appeler une journée calme comme il en faudrait plus souvent. Pour notre dernier soir sur la plage on a fait un bon feu. C’était une nuit pépere, ciel étoilé, musique sympa (Bob et Johnny Clegg entre autre), le clapotis des vagues s’échouant sur le rivage et des moustiques peu sympathique.

Dimanche 9 août
Vers 11 h, on est reparti pour Quito. Notre premier reflex une fois arrivé a été … (suspens) … d’aller au Burger King, question de vie où de mort pour Tusco. On est rentré après avoir raccompagné Astrid qui repart demain ainsi que Tusco.

Lundi 10 août
Etant donné la clarté du ciel, on a décidé de partir au Cotopaxie, plus haut volcan en activité du monde. Une fois sur place, nous sommes montés à un refuge qui se trouve à la même hauteur que le Mont Blanc (4 800 m). De là, on a contemplé le paysage en buvant une bonne tisane à la feuille de Coka.

Mardi 11 août
Mick s’est fait enlever son plâtre, ce qui nous arrange bien dans la mesure où il est le seul de nous trois à avoir son permis de conduire.

Mercredi 12 août
On est parti avec la Jeep en fin de matinée, direction le marché d’Ottavalo à 2 h de Quito. A Ottavalo, j’ai trouvé un charmant poncho et un beau hamac pour trois fois rien. On a décidé peut après d’aller voir un lac qui se trouve dans un cratère de volcan à quelques km du marché. On a pas été déçu, le paysage était superbe, sauvage et vierge de tout touristes en short.

Jeudi 13 août
C’est en début d’après midi que nous avons pris un bus pour Rio Bamba à 4 h de Quito, puis après avoir pris un deuxième bus on est arrivé dans un petit bled d’où part un train dont Hergé s’est inspiré pour écrire « Tintin est le temple du soleil ». Dans le bus il y avait encore des français pour changer et surtout de la musique local à fond, et ça c’était vraiment insupportable. Imaginez écouter pendant 6 h du « 2 be 3 » en espagnol et vous êtes encore loin de la souffrance que l’on a enduré.
Vers la fin du trajet on a dû en plus supporter deux mecs bourrés dont un n’arrêtait pas de me dire bonjour et moi j’avais envie de lui dire « oui, c’est ça bonjour aussi, mais tu ne veux pas aller vomir ailleurs ». On a quand même fini par arriver et grâce aux français qui étaient avec nous, on a trouvé le meilleur hôtel du monde en rapport qualité prix.

Vendredi 14 août
Les français nous ont réveillé à 7 h du mat pour qu’on se grouille d’aller acheter nos billets de trains qui d’ailleurs n’en est pas un, il s’agit plutôt d’un bus sur rails.
A 10 h, on est parti à la grâce de dieu. On était sur le toit avec tout un stock de français de Marseilles qui avaient sortis leurs pastis et leurs bob ricard. On a donc entamé notre descente vers le Naril del Diablo dans un grincement peu propice à nous rassurer sur la fiabilité de notre moyen de locomotion.
J’ai eu un peu l’impression d’être dans le train de la mort de Disneyland sauf que là on avait vraiment des raisons d’avoir peur. On n’a pas regretté d’être venu, le temps est le paysage étaient magnifique avec de charmants ravins comme dans « Bip Bip et Coyote ».
De retour à notre bled de départ on a repris de bus vers Rio Bamba. J’ai écouté du Garbage à fond pour essayer d’échapper à la musique du bus et aux chansons du style « te quiero amore mikolasol … ».
Nous avons aperçu notre cher ville de Quito vers 6 h du soir. Après un excellent repas, on a vu sur CNN que les affaires de Clinton n’ont pas l’air de s’arranger.
Ensuite on est retourné une dernière fois à Taco Factory avec Caroline. J’ai bu avec regret mon dernier verre de Maraguya, (un fruit local).

Samedi 15 août
Je me suis levé pas trop tard pour terminer mes bagages. Mick et Steven m’ont conduit à l’aéroport où on a pris un pot avant que je prennes mon avion qui naturellement avait du retard.
De longues heures plus tard me voilà de retour. Comme à chaque fois il pleut, il y a des grèves, j’attend 2 h mes bagages et tout le monde à l’air stressé… bref, il n’y a pas de doute possible, je suis en France …

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